La retraite anticipée pour carrière longue
Avoir commencé à travailler jeune peut permettre de partir avant l'âge légal, à taux plein. Un dispositif à conditions strictes, récemment ajusté par décret.
L'éligibilité à un départ en carrière longue repose sur trois conditions cumulatives :
- Avoir validé un nombre minimal de trimestres (5, ou 4 pour les personnes nées au 4ᵉ trimestre) avant la fin de l'année civile de son
16ᵉ, 18ᵉ, 20ᵉ ou 21ᵉ anniversaire - Avoir cotisé une
durée d'assurance supérieureà celle normalement exigée pour sa génération (pas seulement validée : réellement cotisée) - Se situer dans l'une des 4 catégories de départ anticipé qui en découlent, chacune avec son propre âge de départ possible
Les 4 catégories de départ anticipé
| Début d'activité avant | Âge de départ possible |
|---|---|
| 16 ans | 58 ans |
| 18 ans | 60 ans |
| 20 ans | Âge légal moins 2 ans |
| 21 ans | Âge légal moins 1 an |
L'âge légal de référence est celui de votre génération (voir l'âge légal par année de naissance). Dans tous les cas, la pension est calculée à taux plein (50 %), sans décote, contrairement à un simple départ anticipé sans carrière longue.
Ce que change le décret sur les trimestres enfants
Deux décrets publiés en 2026 (n°2026-345 du 7 mai 2026 et n°2026-700 du 29 juillet 2026) ajustent les conditions de départ pour carrière longue et invalidité, et surtout permettent désormais de prendre en compte les trimestres accordés pour enfants (maternité, adoption) dans le calcul de la durée cotisée exigée, dans la limite de 2 trimestres par assuré. Ces nouvelles règles s'appliquent aux pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026 ; les pensions liquidées avant cette date restent soumises aux anciennes règles.
Quels trimestres comptent comme "cotisés" ?
Au-delà du travail effectif, certaines périodes sans cotisation réelle sont assimilées à des trimestres cotisés pour la carrière longue, dans une limite propre à chaque cas : service militaire, chômage indemnisé, maladie professionnelle ou accident du travail, et désormais une partie des trimestres enfants. Les périodes de chômage non indemnisé ou de congé parental classique restent en revanche exclues de ce décompte spécifique.