Le minimum contributif : un plancher pour les petites pensions
Le minimum contributif relève automatiquement une pension du régime général trop faible, à condition d'être parti à taux plein. Un mécanisme méconnu, qui change beaucoup pour les carrières modestes.
Le fonctionnement du minimum contributif (MICO) repose sur trois étapes :
- Vérifier l'éligibilité : avoir liquidé sa pension du régime général à
taux plein(trimestres suffisants, ou décote annulée à 67 ans) - Déterminer le niveau applicable : minimum contributif de base, ou
majorési au moins 120 trimestres ont été réellement cotisés (le chômage ou la maladie ne comptent pas dans ce seuil) - Contrôler le plafond de cumul : la pension totale, base et complémentaire réunies, ne doit pas dépasser un montant fixé chaque année
Quels sont les montants en 2026 ?
| Situation | Montant mensuel brut |
|---|---|
| Minimum contributif de base | 756,29 € |
| Minimum contributif majoré (120 trimestres cotisés ou plus) | 903,93 € |
Ces montants correspondent à une carrière complète au régime général. Ils sont réduits proportionnellement si la durée d'assurance validée au régime général est incomplète par rapport à la durée requise.
Le plafond qui limite le cumul
Le minimum contributif n'est versé que si la somme de toutes les pensions personnelles (régime général et retraite complémentaire Agirc‑Arrco comprises) reste sous un plafond fixé à 1 410,89 € par mois en 2026. Au-delà, le complément est réduit à due proportion, voire supprimé.
Faut-il en faire la demande ?
Non : la majoration s'applique automatiquement dès lors que les conditions sont réunies au moment de la liquidation, sans démarche spécifique. C'est un des paramètres que nos simulateurs ne modélisent pas encore finement, car il dépend de l'ensemble de la carrière et des régimes cumulés.