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La retraite progressive : réduire son temps de travail avant de partir

La retraite progressive permet de toucher une partie de sa pension tout en travaillant à temps partiel, avant un départ définitif. Un sas de transition, dont l'accès a été élargi par la réforme de 2023.

La mise en place d'une retraite progressive repose sur trois étapes :

  1. Vérifier les conditions : avoir atteint l'âge légal moins 2 ans et justifié d'au moins 150 trimestres d'assurance, tous régimes obligatoires confondus
  2. Obtenir un temps partiel entre 40 % et 80 % d'un temps complet, avec l'accord de l'employeur (ou l'aménagement équivalent pour un indépendant)
  3. Percevoir une fraction de la pension, égale à la part de temps non travaillée, en complément du salaire à temps partiel

Qui peut en bénéficier ?

La réforme de 2023 a ouvert la retraite progressive aux salariés en forfait-jours et aux mandataires sociaux, auparavant exclus du dispositif. La condition d'âge suit l'âge légal de départ propre à chaque génération (voir le détail par année de naissance), diminué de deux ans.

L'employeur peut-il refuser ?

Depuis septembre 2023, l'employeur ne peut plus refuser une demande de retraite progressive sans la justifier : le refus doit être motivé par une incompatibilité avec l'activité économique de l'entreprise, notifiée par écrit dans un délai de deux mois après la demande. Sans réponse de sa part dans ce délai, le temps partiel est réputé accepté.

Quel impact sur le montant final de la pension ?

Les trimestres et les points de retraite complémentaire continuent de se constituer sur la base du temps partiel travaillé pendant la période de retraite progressive, ce qui réduit légèrement l'acquisition de droits par rapport à un temps plein. À l'inverse, certains salariés obtiennent de leur employeur une surcotisation sur la base d'un temps plein, ce qui neutralise cet effet.

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